Dessins livres d'actes Ciutadella

Dessins découverts dans des livres d'actes
des archives diocésaines de Ciutadella

 

Le dessin ci-dessous figure en première page du livre 3 des mariages de Ciutadella.

Archives diocésaines de Minorque. Livre 3 des mariages de la Paroisse de Ciutadella, commencé le 17 septembre 1690.
 

 

Dans un texte qui l'accompagne, le Père Marti, ancien archiviste, note qu'il s'agit bien de la scène du contrat sacramentel.
 

 

Le fiancé porte un costume de chevalier de l'époque des derniers monarques de la Maison des Habsbourg: chapeau, rabat, rapière typique.

 

 

 

 

La fiancée présente un visage enfantin - il était courant à l'époque de se marier très jeune- et porte un corsage large et très plissé. Jusqu'au XIXème siècle, les vêtements féminins minorquins étaient semblables pour les femmes de la ville et pour les dames. Ils se distinguaient uniquement par la richesse des étoffes et par les broderies, comme on peut les apprécier sur le dessin.

 

Les deux contractants  prononcent le "si señor", paroles essentielles pour le sacrement du mariage.

 

 

 

Le prêtre qui leur donne la bénédiction nuptiale, porte moustaches et barbiche usuelle pour le clergé séculier de la fin du XVIIème siècle; il a un habit de ville: soutane avec ceinture et manteau.
Dans la main  apparaît le billet du
Vicaire général, qui autorise la noce.
 

 

 

Derrière le prêtre, les deux témoins, donnant foi au mariage.
L'inscription latine au pied du dessin les concerne "Duo testes qui adsunt".
 

 

 

Dans la partie supérieure est dessinée une balustrade et une partie du clocher de l'alors église paroissiale de Ciutadella, aujourd'hui Cathédrale Basilique de
Minorque.
Ce dessin, très intéressant par son ingénuité et l'abondance de détails, est un des plus anciens témoignages du vêtement minorquin.


 


 

Dans les différents registres de mariages, baptêmes et décès, on rencontre, ici ou là, de petits dessins. D'après le Père Sastre, ancien archiviste des Archives diocésaines, ces dessins n'ont pas de signification particulière. Ce sont plus des clins d'oeil de l'officiant, se laissant aller à quelques décorations ou fantaisies.

Ci-dessous, quelques exemplaires:

 

 

 

 

 

 

Photos: P-J C.

                   

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